Contribution d'A. COMAN, G. FORÊT, M. EREMENKO, G. DUFOUR, B. GAUBERT, A. BOYNARD, M. BEEKMANN, J M. FLAUD & G. BERGAMETTI:


Assimilation des observations satellitaires dans un modèle de QA



Dans le domaine de la qualité de l'air, un des moyens classiquement utilisé pour améliorer les performances des modèles de chimie-transport est l'assimilation de données. Dans le cas de l'ozone, un des polluants les plus surveillé, cette approche a déjà été mise en u0153uvre pour utiliser les mesures de surface, réalisées par les réseaux de surveillance de la qualité de l'air, pour corriger les champs d'ozone de surface simulés par les modèles. Il a été montré que l'assimilation permet de corriger significativement les champs simulés, en revanche l'effet de cette correction se dissipe assez rapidement (moins de 24 heures), ce qui limite son utilité pour la prévision. Dans ce cas, une des limites de cette approche tient à la nature des observations dont la couverture spatiale reste limitée. Pour l'ozone, les observations satellitaires produites par les sondeurs de dernière génération, et notamment par le sondeur IASI, permettent d'envisager une meilleure contrainte pour les modèles à travers leur assimilation. On présente ici l'assimilation de colonnes tropospheriques (0-6 km) d'ozone sur les champs simulés par le modèle Chimere sur une simulation couvrant un mois (Juillet 2007), en utilisant un Filtre de Kalman d'Ensemble. Les corrections apportées par les observations IASI sur les champs d'ozone simulés sont analysées et une évaluation des performances du système est réalisée à partir d'observations indépendantes (sondes, MOZAIC, stations de surface).

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